LES ACHATS EN VRAC ET EN BOUTEILLE
ACHETER EN VRAC
Est dit achat "en vrac" l'achat de vin non logé en bouteilles. L'expression achat de vin "en cercle" est réservée à l'achat en tonneaux, alors que le "vrac" peut être transporté en citernes de toute nature, du wagon de 220 hl en acier au cubitainer de plastique d'une contenance de 5 litres, en passant par la bonbonne de verre.
Culots de bouteilles.
© Philip Bouchard
La vente en vrac est pratiquée par les coopératives, par certains propriétaires, par quelques négociants, et même par des détaillants: c'est ce que l'on baptise "vin vendu à la tireuse". Cette commercialisation concerne les vins ordinaires et de qualité moyenne. Il est rare de parvenir à acquérir un vin de haute qualité en vrac.
Dans certaines régions, ce type de commercialisation est interdit; c'est le cas pour les crus classés du Bordelais.
Il faut prévenir l'amateur que même lorsqu'un vigneron prétend que le vin qu'il vend en vrac est identique à celui qu'il vend en bouteilles. cela n'est pas tout à fait exact; il sélectionne toujours les meilleures cuves pour le vin qu'il met en bouteilles Iui-même.
L'achat du vin en vrac permet cependant une économie de l'ordre de 25 %, puisqu'il est d'usage de payer au maximum pour un litre de vin le prix facturé pour une bouteille (de 0.75I). L'acheteur réalise également une économie sur les frais de transport, mais doit acheter des bouchons et des bouteilles s'il n'en a pas. Il faut aussi compter les frais (peu élevés) de retour du fût si la transaction s'est faite en cercle.
Voici les contenances les plus usitées:
Barrique bordelaise: 225 litres. Pièce bourguignonne: 228 litres. Pièce mâconnaise: 216 litres. Pièce de Chablis: 132 litres. Pièce champenoise: 205 litres.
ACHETER EN BOUTEILLE
L'achat en bouteilles peut se faire chez le vigneron. à la coopérative, chez le négociant et au travers des circuits de distribution habituels.
Où l'amateur doit-il acheter pour réaliser la meilleure affaire? Chez le propriétaire pour des vins peu ou pas diffusés, et ils sont légion: directement dans les coopératives afin d'éviter pour les petites quantités les frais d'expédition de plus en plus élevés.
Dans tous les autres cas, cela est moins simple qu'il n'y paraît. Il faut se souvenir que les producteurs et les négociants sont tenus de ne pas concurrencer déloyalement leurs diffuseurs: autrement dit, de ne pas commercialiser des bouteilles moins cher qu'eux.
Ainsi nombre de châteaux bordelais, peu portés sur la vente au détail, proposent même, leurs flacons à des prix supérieurs à ceux pratiqués parles détaillants, afin de dissuader les acheteurs qui s'obstinent malgré tout, par ignorance ou pour d'inexplicables raisons... D'autant plus que les revendeurs obtiennent, à la suite de commandes massives, des prix infiniment plus intéressants que le particulier qui n'achète qu'une caisse.
Dans ces conditions, on peut émettre un principe général: les vins de domaines ou de châteaux notoires largement diffusés ne seront pas acquis sur place, sauf s'il s'agit de millésimes rares ou de cuvées spéciales.
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