LES FOIRES A VIN
Les foires aux vins sont devenues un des terrains de bataille des enseignes. Pour mieux en profiter sachez reconnaitres les vrais bonnes affaires..
Achats à la foire au vins.
© Audrey Scott
Les grands crus de Bordeaux restent l'attrait essentiel des foires aux vins. Comme il faut entre 8 000 et 12 000 bouteilles pour un référencement national selon les enseignes, les grands crus sont souvent ventilés sur quelques régions, en fonction des volumes disponibles. Par conséquent, on les trouve assez rarement en référence nationale.
Si tel est le cas, il faut se précipiter, car cela signifie qu'il n'y en aura que quelques bouteilles par magasin. Nous n'avons pas retenu les grands premiers (Mouton, Lafite, etc.), hors de prix et qu'il vaut mieux acheter en primeur.
- Les 97 sont enfin écoulés et tous les millésimes proposés sont bons. Cette année, tout le monde communique sur les 2000, annoncés à l'unanimité comme un millésime mythique. On trouve également, et moins chers, beaucoup de 99 et pas mal de 98. Le premier pourra se boire assez jeune, le second demande plus d'attente.
- Le gros des troupes est constitué de vins reconnus d'une façon ou d'une autre (par les guides, notamment). Les médailles sont très prisées, avec en tête le concours général agricole. Ce n'est pas pour nous une garantie. Des vins sont mis en avant pour leur bon rapport qualité/prix et leur référence au terroir, voire à tel ou tel vigneron ou domaine à la mode. Attention, c'est là-dedans que l'on trouve le pire et le meilleur : les fausses veuves, les vrais tocards, les presque homonymes, les authentiques copies... et quelquefois une caisse de très bon vin.
- Viennent enfin les marques-distributeurs, par exemple Pierre Chanau pour Auchan, ni bon ni mauvais, à petits prix. Inutile de choisir la période des foires aux vins pour aller faire le plein de ce genre de bouteilles que l'on trouve en gamme permanente, disponible toute l'année.
- Globalement, un gros effort est fait sur les régions hors Bordeaux. On trouve de plus en plus de bons vins du Sud, du Val de Loire ou de la vallée du Rhône. Il faut être clair : une référence nationale approvisionnée dans les quantités requises pour l'ensemble des magasins d'une enseigne (Carrefour : 214 hypermarchés), ce sont des dizaines de milliers de bouteilles. Seul un négoce ou une coop peuvent fournir. Ça ne veut pas dire que ce n'est pas bon, Guigal pour le Rhône ou Sieur d'Arques pour Limoux sont des gens sérieux, mais...
- Privilégier les sélections régionales. Certains bons vignerons vendent un peu de vin aux magasins de proximité. Tout le monde a besoin de trésorerie.
- Eviter les promos du style « La sixième gratuite ». Le prix de la bouteille offerte est inclus dans le prix des cinq bouteilles facturées, et il s'agit encore une fois de gros volumes sans intérêt.
Les ventes aux enchères
De plus en plus à la mode et de plus en plus fréquentées. ces ventes sont organisées par des commissaires-priseurs assistés d'un expert.
Il est de la première importance de connaître l'origine des bouteilles. Si elles proviennent d'un grand restaurant ou de la riche cave d'un amateur qui s'en dessaisit
(renouvellement d'une cave, succession. etc.), il est probable que leur conservation est parfaite. Si elles constituent un regroupement de petits lots divers, rien ne prouve que leur garde art été satisfaisante.
Seule la couleur du vin peut renseigner l'acheteur. L'amateur averti ne surenchérira jamais lorsque se présentent des bouteilles dont le niveau n'est pas parfait, ni lorsque la teinte des vins blancs vire au bronze plus ou moins foncé ou que la robe des vins rouges est visiblement "usée".
|